IlĂ©tait une fois en AmĂ©rique, un film de Sergio Leone avec Robert De NiroJames WoodsElizabeth Mac Govern et . Synopsis : New York Ă  la fin de la Prohibition. RecherchĂ© par le FBI Ă  la suite d’une combine qui a mal tournĂ©, David ''Noodles'' Aaronson se rĂ©fugie dans une fumerie d’opium. Il Ace prix-lĂ , en Blu-ray, difficile de ne pas ĂȘtre sĂ©duit. - Il Ă©tait une fois l'AmĂ©rique. Le dernier film de Sergio Leone, avec Robert De Niro et James Woods, considĂ©rĂ© par certains comme son chef d'oeuvre. Il s'agit de la version longue europĂ©enne, qui dure presque 4 heures. L'image est d'excellente tenue, mĂȘme si elle est parfois un RĂ©sumĂ©de Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique Il Ă©tait une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liĂ©s par un pacte d’éternelle amitiĂ©. DĂ©butant au dĂ©but du siĂšcle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se sĂ©parer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques annĂ©es derriĂšre les barreaux, puis se recouper en pleine pĂ©riode de Vay Tiền Nhanh. L’enfance et la maturitĂ© d’un gangster dans une fresque dĂ©construite. Le chef-d’oeuvre ultime de Sergio Leone. Voici – prĂ©cĂ©dant de peu une version plus longue de quarante minutes, annoncĂ©e pour 2012 – le retour sur grand Ă©cran d’un des sommets du cinĂ©ma des annĂ©es 80, l’ultime film de Sergio Leone, ce cinĂ©aste qui rĂ©inventa le cinĂ©ma amĂ©ricain. Mais Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique est l’objet d’un culte cinĂ©phile un brin fĂ©tichiste – il fut charcutĂ© par ses producteurs Ă  sa sortie aux Etats-Unis et connut un Ă©chec commercial sanglant – qui cache souvent sa vraie nature. Il s’agit a priori d’un film de pĂšgre et Ă  gros budget, tournĂ© un peu partout sur le globe, dont Venise et Paris. Le film, tirĂ© librement d’un livre autobiographique Ă©crit en prison par un malfrat nommĂ© Harry Grey, raconte, depuis l’enfance, la vie d’une bande de petits dĂ©linquants juifs de Brooklyn au dĂ©but du XXe siĂšcle, leur montĂ©e dans la hiĂ©rarchie du crime sous la Prohibition, puis leur chute brutale, entraĂźnĂ©e par une trahison dont on saura plus tard qu’elle n’était pas le fait de celui qu’on croyait. C’est un film sur l’amitiĂ© masculine, son ambiguĂŻtĂ© intrinsĂšque, sa part de traĂźtrise inhĂ©rente. Entre le hĂ©ros du film, Noodles Robert De Niro, et Max James Woods, la jalousie, l’ambition, la cruautĂ©, peut-ĂȘtre aussi une attirance sexuelle cachĂ©e ou latente, se mĂ©langent pour produire un cocktail sournois. L’un gĂąchera sa vie pour se rĂ©dimer, l’autre la rĂ©ussira par l’ignominie. La vision que porte Leone sur l’humanitĂ© est trĂšs noire. On peut en dire autant de sa vision de l’amour viril celui qui depuis l’enfance lie et dĂ©lie Noodles et Deborah les sublimes Jennifer Connelly et Elizabeth McGovern, qui deviendra une star. Mais Noodles, dans un accĂšs de passion, la viole dans un taxi. Et le film, souvent ultraviolent, d’une trivialitĂ© trĂšs italienne, semble se dĂ©soler lui-mĂȘme, avec l’aide de la musique dĂ©chirante d’Ennio Morricone, du dĂ©sespoir qu’il exprime. Mais il y a plus l’architecture du film. Il Ă©tait une fois d’AmĂ©rique obĂ©it Ă  une construction Ă  la fois habile on n’y voit que du feu et trĂšs sophistiquĂ©e, brouillant la chronologie pour donner son sens au rĂ©cit, qui vogue d’époque en Ă©poque pour dessiner un territoire mental oĂč tout se brouille, l’imaginaire et le rĂ©el, sans qu’on sache bien, au final, ce qui relevait de l’un ou de l’autre. Et peu Ă  peu, de cette tentative Ă©clatĂ©e de raconter une vie, dans ses faux-semblants et ses vĂ©ritĂ©s, naĂźt un hommage nostalgique et Ă©namourĂ© d’un Italien pour le grand cinĂ©ma, cet art qui permet aux hommes de vivre hors du temps dans un monde vu, pensĂ©, fantasmĂ©, dĂ©formĂ© par le cerveau d’un autre. Un vrai chef-d’Ɠuvre. Critiques Suite au dĂ©cĂšs d'Ennio Morricone lundi, France 3 modifie sa programmation de la soirĂ©e du 13 juillet, pour diffuser les films “Le Professionnel” de Georges Lautner et “Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique” de Sergio Leone, Ă  la place de de la soirĂ©e consacrĂ©e Ă  Pierre Richard "Les fugitifs" et "Le grand blond avec une chaussure noire".De Georges Lautner, avec Jean-Paul Belmondo, Jean Desailly, Robert Beaumont, un agent des services secrets français envoyĂ© en mission dans un pays d’Afrique, a Ă©tĂ© dĂ©noncĂ© pour des raisons politiques par ses chefs aux autoritĂ©s de ce pays. EvadĂ© du bagne oĂč il a Ă©tĂ© dĂ©tenu pendant deux ans, il revient en France pour se venger en achevant la mission qu’on lui avait confiĂ©e assassiner le prĂ©sident de ce pays, en voyage officiel Ă  musique du Professionnel, signĂ©e Ennio Morricone, remportera un disque d’or en 1981 grĂące Ă  son thĂšme culte Chi Il Ă©tait une fois en AmĂ©riqueDe Sergio Leone, avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth Ă©tait une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liĂ©s par un pacte d'Ă©ternelle amitiĂ©. DĂ©butant au dĂ©but du siĂšcle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se sĂ©parer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques annĂ©es derriĂšre les barreaux, puis se recouper en pleine pĂ©riode de prohibition, dans les annĂ©es vingt. Jusqu'au jour oĂč la trahison les sĂ©pare Ă  s’agit du troisiĂšme volet de la saga des Il Ă©tait une fois
 » de Sergio Leone, aprĂšs Il Ă©tait une fois dans l’Ouest et Il Ă©tait une fois la rĂ©volution, dont toutes les bandes originales d’Ennio Morricone sont devenues cultes aujourd’ diffusion de la case SPORT LEGENDE prĂ©vue vers 0005 sera reportĂ©e Ă  la mi-aoĂ»t. AnnoncĂ© depuis de nombreux mois avec des durĂ©es variables, le montage inĂ©dit de Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique a Ă©tĂ© projetĂ© en grandes pompes dans le cadre de Cannes classics avec notamment la prĂ©sence de Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern et Jennifer Connelly qui a fait ses dĂ©buts au cinĂ©ma Ă  13 ans pour ce film. Le film de Sergio Leone, restaurĂ© par la CinĂ©mathĂšque de Bologne, a ainsi pu ĂȘtre dĂ©couvert pour la premiĂšre fois dans une version de 4h13. C'est donc 24 minutes inĂ©dites qui ont Ă©tĂ© dĂ©voilĂ©es avec une intĂ©gration soignĂ©e mĂȘme si l'impossibilitĂ© de travailler sur du matĂ©riau de premiĂšre gĂ©nĂ©ration rend parfaitement dĂ©celable les nouvelles sĂ©quences. La faute Ă  un grain, un Ă©talonnage et une dĂ©finition forcement diffĂ©rents du montage cinĂ©ma que l'on connait. TrĂšs actif dans cette restauration puisque c'est sa fondation, The Film Foundation, qui a financĂ© l'opĂ©ration grĂące Ă  la gĂ©nĂ©reuse donation de 2 millions de dollars de la maison de haute couture Gucci, Martin Scorsese a dĂ©clarĂ© Ă  nos confrĂšres du Monde Dans le cas d'Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique, je sais que Leone voulait que ces vingt minutes soient rĂ©tablies. » On est donc en prĂ©sence de la version la plus proche Ă  l'heure actuelle - Scorsese Ă©voquant la possibilitĂ© dans un futur proche de rajouter vingt autres minutes - de ce que l'on nomme dĂ©sormais la director's cut de Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique. Si, une fois encore, le changement visuel entre les sĂ©quences reste prĂ©judiciable Ă  l'harmonie esthĂ©tique de l'Ɠuvre, il est indĂ©niable que certaines des nouvelles scĂšnes apportent un Ă©clairage essentiel Ă  l'histoire. Si l'apparition de Louise Fletcher, jusqu'ici uniquement crĂ©ditĂ©e au gĂ©nĂ©rique, en directrice du cimetiĂšre, Ă©tait jusqu'ici l'omission la plus mĂ©diatique, elle est loin d'ĂȘtre celle qui manquait le plus au rĂ©cit. Au contraire du personnage d'Eve, la prostituĂ©e que Noodles De Niro rencontre dans un bar, aprĂšs avoir violĂ© Deborah Elizabeth McGovern dans la voiture. Une longue sĂ©quence vitale pour dĂ©couvrir le dĂ©sarroi de Noodles, regrettant son acte dans une nuit d'amour presque pathĂ©tique oĂč il tente d'imaginer Deborah Ă  la place d'Eve - il lui donne mĂȘme son nom. Juste aprĂšs, on dĂ©couvre Ă©galement Deborah prendre un cafĂ© avant d'attraper son train, avec le visage toujours aussi choquĂ© par l'Ă©vĂ©nement tragique passĂ©. Une tragĂ©die vĂ©cue par les deux personnages qui souffrent Ă  leur façon du drame et qui donne un sens bien plus lourd au bref regard Ă©changĂ© sur le quai de la gare. Dans les derniers instants du film, on dĂ©couvre dĂ©sormais une scĂšne essentielle pour mieux comprendre la situation inextricable dans laquelle se trouve le secrĂ©taire d'Etat Bailey donc en vĂ©ritĂ© Max jouĂ© par James Woods. La sĂ©quence montre James Conway Treat Williams obligeant Bailey Ă  signer des papiers lui faisant presque tout perdre et lui suggĂ©rant en partant de mettre fin Ă  ses jours pour Ă©viter le scandale qui va naĂźtre de sa comparution attendue devant la justice. Le dĂ©sir d'en finir de Max et par la main de son vieil ami, est alors nettement plus comprĂ©hensible. Et la scĂšne de montrer que le grand vainqueur de l'Histoire est bien le personnage de Conway, mĂ©taphore Ă©vidente d'une AmĂ©rique oĂč quiconque contrĂŽle les travailleurs, dĂ©tient le vrai pouvoir. Parmi les autres ajouts, moins vitaux Ă  l'enrichissement du rĂ©cit, on reste dubitatif sur l'allongement de la sĂ©quence oĂč Noodles plonge la voiture dans la mer montrant ses amis inquiets de ne pas le voir remonter Ă  la surface. On ne sait pas si la sĂ©quence Ă©tait originalement voulue pour entendre ce que les comĂ©diens disaient mais lĂ , montĂ©e en l'Ă©tat, seule la musique de Morricone est prĂ©sente et le rendu n'est pas des plus rĂ©ussis. La sĂ©quence de discussion entre Noodles et son chauffeur jouĂ© par le producteur, Arnon Milchan avant qu'ils aillent au restaurant avec Deborah, permet de montrer une grosse diffĂ©rence de point de vue sur la vie entre les deux hommes et une tension naissante qui trouvera Ă©cho dans la rĂ©action du chauffeur lorsque celui-ci condamne le viol commis par son boss. Enfin, les retrouvailles entre Noodles et Deborah sont dĂ©sormais prĂ©cĂ©dĂ©es d'une scĂšne oĂč l'on voit Noodles dĂ©couvrir l'actrice sur scĂšne en train d'interprĂ©ter le rĂŽle de ClĂ©opĂątre. La dĂ©couverte de cette nouvelle version de Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique, fut quoiqu'il en soit, un moment fort du festival. Et surtout l'occasion de se rendre compte, s'il en Ă©tait besoin, Ă  quel point le dernier film de Sergio Leone est une Ɠuvre monumentale et peut ĂȘtre le meilleur film qui sera projetĂ© au festival cette annĂ©e. Quand on pense que l'accueil fut mitigĂ© lors de sa premiĂšre prĂ©sentation en mai 1984. Newsletter Ecranlarge Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large. Vous aimerez aussi

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