NotrematĂ©riel pour dĂ©tecter le regard France tĂ©lĂ©com Aiguille dĂ©tectable. Cette solution permet de localiser la sonde placĂ©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© de l’aiguille. GrĂące Ă  l’émission d’un Sile principe gĂ©nĂ©ral est simple, le gain de productivitĂ© a sĂ©duit de nombreux clients afin d'augmenter le fameux "taux de conversion". Vendre souvent plus de service ou de biens. En France, les premiers Ă  faire confiance Ă  la jeune pousse en 2012 Ă©taient SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale, Leroy Merlin ou Bouygues TĂ©lĂ©com. AvenirTelecom-7,20% Ă  1,16 euro. France Telecom, -5,85% -3,33% Ă  7,25 euros, pour ne citer que ceux-lĂ . Peu de valeurs ont rĂ©ussi Ă  Dịch VỄ Hỗ Trợ Vay Tiền Nhanh 1s. GrĂące Ă  l’option multi-TV de Free, vous pouvez regarder les chaĂźnes du service Freebox TV sur deux tĂ©lĂ©visions diffĂ©rentes simultanĂ©ment. Cette option coĂ»te 4,99€/mois, ou 9,99€/mois si vous souhaitez disposer d’un lecteur Blu-Ray sur votre second boĂźtier TV. DĂ©couvrez dĂšs Ă  prĂ©sent notre guide complet sur l’option multi-TV de Free. Sommaire Freebox TV, les 3 choses essentielles Ă  savoir Le multi-TV de Free, c’est quoi ? Comment fonctionne le multi-TV de Free ? Multi-TV de Free combien ça coĂ»te ? RĂ©silier l’option multi-TV de Free la dĂ©marche Ă  suivre Comment contacter Free ? Vous cherchez une offre chez un autre opĂ©rateur ? Contactez-nous afin d'ĂȘtre guidĂ© vers les offres partenaires aux meilleurs rapports qualitĂ©/prix Annonce - Service Selectra non partenaire de Free L'essentiel Free propose Ă  ses abonnĂ©s une option multi-TV entre 4,99€ et 9,99€/mois. GrĂące Ă  cette option vous pouvez regarder en simultanĂ© des programmes TV sur 2 tĂ©lĂ©viseurs diffĂ©rents. Il s'agit de la mise Ă  disposition de l'abonnĂ© d'un second dĂ©codeur TV appelĂ© Freebox Player. Cette option multi-TV Free ne doit pas ĂȘtre confondue avec le multi-Ă©cran, qui permet de visionner ses programmes sur smartphone, tablette, PC ou TV. Free ne propose d'ailleurs pas ce type d'option. Informations de l'article mise Ă  jour le 04/04/2022. Freebox TV, les 3 choses essentielles Ă  savoir Le service Freebox TV est inclus dans les offres Freebox RĂ©volution avec TV by CANAL Panorama, Freebox Delta, Freebox Pop et Freebox Mini 4K. Pour l'offre Freebox RĂ©volution sans service TV, il faut payer un supplĂ©ment pour pouvoir en bĂ©nĂ©ficier Ă  partir de 1,99€/mois. Dans son bouquet de base, le service Freebox TV est composĂ© de 220 chaĂźnes 280 avec les offres Freebox RĂ©volution avec TV by CANAL Panorama et Freebox Delta. Le nombre de chaĂźnes peut ĂȘtre augmentĂ© en souscrivant Ă  l’un des nombreux packs TV additionnels proposĂ©s par Free. Outre le visionnage de chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision, le service Freebox TV donne accĂšs Ă  un magnĂ©toscope numĂ©rique, qui permet d’enregistrer un programme, ainsi que la fonction replay, qui permet d’accĂ©der Ă  des chaĂźnes de TV de rattrapage myTF1, Pluzz, m6 Replay..., depuis lesquelles vous pouvez regarder un programme pendant 7 jours aprĂšs sa premiĂšre diffusion. Le multi-TV de Free, c’est quoi ? À quoi sert une option multi-TV ? En souscrivant l’option multi-TV de Free, vous pouvez profiter du service Freebox TV sur deux tĂ©lĂ©visions simultanĂ©ment sur celle reliĂ©e Ă  votre boĂźtier TV principal, mais aussi sur une seconde tĂ©lĂ©vision prĂ©sente dans votre logement, grĂące Ă  un second dĂ©codeur. TrĂšs important, l’option multi-TV de Free est disponible sur 2 tĂ©lĂ©visions au maximum. Avec l’option Free multi-TV, les deux boĂźtiers TV fonctionnent de maniĂšre autonome vous pouvez regarder un programme sur l’un des deux dĂ©codeurs, tout en enregistrant un film sur le deuxiĂšme par exemple. Free propose 3 types de dĂ©codeurs supplĂ©mentaires Le Freebox Player Mini 4K Ă  4,99€ par mois pour abonnĂ©s Mini 4K. Le Freebox Player Blu-ray muni d'un second lecteur Blu-ray Ă  9,99€ par mois pour abonnĂ©s RĂ©volution et Crystal. Le Freebox Player Pop Ă  4,99€ par mois pour abonnĂ©s Delta et Pop. À l’heure oĂč l’on trouve, selon les derniĂšres Ă©tudes MĂ©diamĂ©trie CSA et GFK, environ 6,5 Ă©crans par foyer, l’option multiposte Free permet donc Ă  ses utilisateurs d’éviter tout conflit au moment de choisir un programme Ă  regarder par exemple, pendant que les parents regardent sur la tĂ©lĂ©vision du salon le film qu’ils ont repĂ©rĂ© sur leur programme TV, les enfants peuvent regarder un dessin animĂ© sur la tĂ©lĂ©vision situĂ©e dans leur chambre, sans que cela ne pose un problĂšme. Multi-TV, multi-Ă©crans, quelles diffĂ©rences ? Attention Ă  ne pas confondre multi-Ă©cran et multi-TV, ce sont deux services totalement diffĂ©rents Le premier est gĂ©nĂ©ralement gratuit, et permet d’avoir accĂšs Ă  un service TV sur plusieurs terminaux, comme votre tablette, votre ordinateur ou votre smartphone. En revanche, le multi-TV est presque toujours payant, et vous donne accĂšs au service au service TV par l’intermĂ©diaire d’un boĂźtier TV, que vous devez brancher Ă  la seconde tĂ©lĂ©vision de votre logement. À noter que contrairement Ă  la plupart des autres FAI Fournisseurs d’AccĂšs Ă  Internet, Free ne propose pas de service optionnel multi-Ă©cran Ă  proprement parler. Cependant les clients Free peuvent bĂ©nĂ©ficier de la Free TV sur PC grĂące au service multiposte. Comment souscrire l’option multi-TV Free ? Pour souscrire l’option multi-TV de Free, il faut suivre les Ă©tapes dĂ©taillĂ©es ci-aprĂšs Munissez-vous de votre numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone identifiant, ainsi que du mot de passe associĂ©, et connectez-vous sur votre Espace AbonnĂ©. Ensuite, rendez-vous dans l'onglet "TĂ©lĂ©vision", puis cliquez sur "GĂ©rer mon option Multi TV". Par la suite, vous devez lire les conditions d’utilisation, puis cliquer sur Souscrire l'option Multi TV. AprĂšs avoir validĂ© les conditions gĂ©nĂ©rales d'abonnement, il ne vous reste plus qu’à choisir l'option multiposte qui vous intĂ©resse le boĂźtier Freebox Player Blu-Ray Player Mini 4K ou Player Pop. Enfin, cliquez sur Commander. Quelles sont les Ă©tapes pour relier votre boĂźtier TV Ă  votre Freebox ? AprĂšs avoir souscrit l’option Free multi-TV, vous recevrez votre second boĂźtier TV, ainsi qu’un Freeplug. Ce second boĂźtier TV doit ĂȘtre reliĂ© Ă  votre Freebox. Et pour le raccorder, diffĂ©rentes options existent Soit il est assez proche de votre Freebox, et dans ce cas, vous pouvez le relier directement par l’intermĂ©diaire d’un cĂąble Ethernet. Soit votre logement est Ă©quipĂ© d’un rĂ©seau basse tension, et il vous suffit de raccorder votre second boitier TV avec un cĂąble Ethernet, en le branchant Ă  la prise Ethernet situĂ© dans le mur de votre maison. Soit vous avez optĂ© pour le Freebox Player Mini 4K, et ce boĂźtier TV proposant une communication sans fil WiFi, celui-ci peut ĂȘtre raccordĂ© par connexion WiFi. Soit vous devez brancher le Freeplug fournit Ă  une prise Ă©lectrique, et raccorder votre Freeplug Ă  votre second boitier TV grĂące Ă  un cĂąble Ethernet. Dans le dernier cas, la distance entre votre Freebox et votre Freeplug ainsi que l’épaisseurs de vos murs peuvent diminuer la qualitĂ© de l’image sur votre seconde tĂ©lĂ©vision. Dans ce cas-lĂ , vous pouvez acheter un rĂ©pĂ©teur WiFi, qui vous permettra d'Ă©tendre et d'amplifier le signal WiFi de votre Freebox. Multi-TV de Free combien ça coĂ»te ? Comme dit plus haut dans l'article, Free propose deux types de multi-TV Un abonnement Ă  4,99€/mois, qui vous permet d'accĂ©der aux chaĂźnes du service Freebox sur un second poste de tĂ©lĂ©vision par l’intermĂ©diaire d’un boĂźtier Freebox Player Mini 4K ou Player Pop. Un abonnement Ă  9,99€/mois, qui permet de visionner la tĂ©lĂ©vision sur un deuxiĂšme poste de tĂ©lĂ©vision via un Freebox Player RĂ©volution ou Crystal. La diffĂ©rence de prix entre les abonnements est donc uniquement due aux boĂźtiers TV. Ce qui justifie un tel Ă©cart de prix ? Contrairement au Freebox Player RĂ©volution, les boĂźtiers Freebox Player Mini 4K et Player Pop ne contiennent pas de disque dur intĂ©grĂ©. Si vous souhaitez enregistrer des films ou accĂ©der Ă  un service de VOD, il faudra donc y connecter un disque dur externe. Seconde diffĂ©rence de taille les Freebox Player Mini 4K et Pop n’ont pas de lecteur Blu-Ray, contrairement Ă  leur grand frĂšre, qui en est Ă©quipĂ©. À noter que, comme dit prĂ©cĂ©demment, les deux boĂźtiers TV sont envoyĂ©s avec un Freeplug, mais Ă©galement avec une tĂ©lĂ©commande bluetooth, Ă©quipĂ©e d’une commande vocale. Ces deux boĂźtiers TV fonctionnent sous Android TV, l’interface TV de Google. Vous cherchez une offre box ou mobile ? DĂ©couvrez les offres disponibles et laissez-vous guider afin de profiter de l'offre partenaire la plus adaptĂ©e Ă  vos - Souscription au 01 86 65 29 73 Annonce - Service Selectra non partenaire de Free RĂ©silier l’option multi-TV de Free la dĂ©marche Ă  suivre Pour mettre un terme Ă  votre abonnement de l’option Free multi-TV, il vous faudra le rĂ©silier de la maniĂšre suivante munissez-vous de votre numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone identifiant et du mot de passe associĂ©, et connectez-vous sur votre Espace AbonnĂ©. Ensuite, rendez-vous dans l'onglet “TĂ©lĂ©vision”, puis “GĂ©rer mon option multi-TV”, et cliquez sur le bouton “RĂ©silier l'option multi-TV”. AprĂšs, il faut imprimer le formulaire qui est affichĂ© sur votre Ă©cran, le remplir, puis le joindre Ă  un colis contenant le boĂźtier TV et ses accessoires. Enfin, il ne vous reste plus qu’à l’envoyer Ă  l'adresse suivante Muli TV Free C/O PUBLIDISPATCH 6, Rue DĂ©sir PrĂ©vost 91075 Bondoufle À noter que le retour du boĂźtier TV est Ă  votre charge. Pour un meilleur suivi, il est donc conseillĂ© d’envoyer votre colis en recommandĂ© avec avis de rĂ©ception. Il est possible de contacter Free de plusieurs maniĂšres diffĂ©rentes En cas de problĂšme, vous pouvez vous rendre sur le site internet de Free, et essayer de trouver une solution Ă  votre problĂšme par l’intermĂ©diaire de l'assistance en ligne ou en contactant un conseiller par webcam depuis votre ordinateur ou votre smartphone via le service Face To Free, qui est proposĂ© gratuitement. Il existe par ailleurs deux numĂ©ros pour contacter un conseiller par tĂ©lĂ©phone Le 3244 Ă  composer si vous souhaitez contacter l’assistance technique et commerciale et qui est joignable 7 jours sur 7 de 7 heures Ă  minuit. Vous pouvez prĂ©parer votre code d’accĂšs Hotline pour un traitement plus rapide il vous a Ă©tĂ© envoyĂ© par e-mail lors de votre inscription, et vous le trouverez Ă©galement sur votre espace AbonnĂ©, dans la rubrique “Mon assistance”. Le 1044 est quant Ă  lui dĂ©diĂ© aux personnes souhaitant s’abonner chez Free. Il est joignable 24h/24, 7j/7, et il est ouvert pendant les fĂȘtes et jours fĂ©riĂ©s. Free est enfin joignable par courrier Ă  l’adresse suivante Free, le nom du service par exemple RĂ©clamation ou Service National Consommateur 75371 Paris Cedex 08. PubliĂ© le 13/06/2013 Ă  1751, Mis Ă  jour le 13/06/2013 Ă  1800 De gauche Ă  droite Jacques Veyrat, Nicolas Dufourcq et Anne Lauvergeon La mise en examen de StĂ©phane Richard pose la question de son maintien Ă  la tĂȘte du groupe de tĂ©lĂ©communications. Certains noms sont dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©s pour prendre sa succession. Anne Lauvergeon BERTRAND GUAY/AFPAnne Lauvergeon, la favorite - Son nom n'est pas une surprise. Il avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© Ă©voquĂ© en janvier dernier pour prendre la prĂ©sident de France TĂ©lĂ©com, alors que les relations entre StĂ©phane Richard et le gouvernement Ă©taient plus que tendues. Le mĂȘme mois, l'ElysĂ©e a essayĂ© de placer Atomic Anne» Ă  la tĂȘte d'EADS. En vain. A la place, Anne Lauvergeon occupe un poste de membre du conseil d'administration du groupe europĂ©en arĂ©onautique. Depuis son dĂ©part de la prĂ©sidence d'Areva en juin 2011, l'ancienne sherpa de François Mitterrand n'a cessĂ© de faire l'objet de nombreuses rumeurs. Pressentie pour occuper un ministĂšre dans le gouvernement Hollande, elle a finalement Ă©tĂ© nommĂ©e au comitĂ© de pilotage du dĂ©bat national sur la transition Ă©nergĂ©tique. Sur proposition d'Edouard de Rotschild, principal actionnaire de LibĂ©ration, Anne Lauvergeon a Ă©galement Ă©tĂ© nommĂ©e, en juillet 2011, Ă  la prĂ©sidence du Conseil de surveillance du Veyrat, le spĂ©cialiste - Pour beaucoup, c'est lui qui devait prendre la succession de Didier Lombard,Jacques Veyrat THOMAS COEX/AFPaprĂšs son dĂ©part en fĂ©vrier 2011. SurnommĂ© par la presse le surdouĂ© des tĂ©lĂ©coms», il a conduit, en 2005, la fusion entre Neuf TĂ©lĂ©com et Cegetel, qui devient le numĂ©ro 2 français des tĂ©lĂ©communications, derriĂšre France TĂ©lĂ©com. Avec lui Ă  sa tĂȘte, le groupe rachĂšte AOL France en 2006 et Club Internet en 2007. Il quitte Neuf Cegetel en 2008 et prend la prĂ©sidence du groupe Louis-Dreyfus en 2009, Ă  la suite du dĂ©cĂšs de Robert Louis-Dreyfus. En avril 2011, il quitte le groupe et rachĂšte sa branche investissement, Louis Dreyfus Investment Group rebaptisĂ©e Eiffel Investment Group, dont il est aujourd'hui le principal Dufourcq ERIC PIERMONT/AFPNicolas Dufourcq, le produit maison» - C'est l'autre spĂ©cialiste des tĂ©lĂ©coms. Surtout, il a l'avantage de bien connaĂźtre France TĂ©lĂ©com. Et pour cause avant de prendre la tĂȘte de la Banque publique d'investissement rebaptisĂ©e BPI France, Nicolas Dufourcq a gravi tous les Ă©chelons du groupe sans jamais arriver au sommet. Il intĂšgre France TĂ©lĂ©com en 1994. Conseiller auprĂšs du prĂ©sident de l'Ă©poque de Michel Bon, il devient directeur audiovisuel grand public au sein de la division multimĂ©dia 1996-1998, puis directeur multimĂ©dia 1998-2000, directeur exĂ©cutif de la branche Internet grand public 2000, PDG de Wanadoo 2000-2002, filiale de France TĂ©lĂ©com de l'Ă©poque, et enfin directeur exĂ©cutif de la branche tĂ©lĂ©phonie et Internet. Il quitte le groupe en 2003 pour Capgemini. Orange, ex-France TĂ©lĂ©com, son ancien PDG Didier Lombard et six autres cadres et dirigeants ont Ă©tĂ© condamnĂ©s pour "harcĂšlement moral", prĂšs de dix ans aprĂšs une crise sociale durant laquelle plusieurs dizaines de salariĂ©s se sont suicidĂ©s. C'est la premiĂšre fois que la justice doit trancher dans une affaire de harcĂšlement d'une telle ampleur. Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement, vendredi 20 dĂ©cembre, dans l'affaire France TĂ©lĂ©com devenue Orange en 2013. Son ancien PDG Didier Lombard et six autres cadres et dirigeants de l'entreprise Ă©taient jugĂ©s pour "harcĂšlement moral" et "complicitĂ© de harcĂšlement moral", prĂšs de dix ans aprĂšs le dĂ©but des actions judiciaires, dans cette affaire devenue le symbole de la souffrance au travail. Au cƓur de l'enquĂȘte, les cas de 39 salariĂ©s dix-neuf se sont donnĂ© la mort, douze ont tentĂ© de se suicider et huit ont souffert de dĂ©pression ou Ă©tĂ© mis en arrĂȘt de travail. Voici les clĂ©s pour tout comprendre sur ce procĂšs qui a durĂ© plus de deux mois du 6 mai au 11 juillet, Ă  l'heure de son dĂ©nouement. Comment l'affaire a-t-elle dĂ©butĂ© ? Il faut remonter Ă  2004, quand l'Etat abaisse sa participation dans France TĂ©lĂ©com Ă  moins de 50%. Cette privatisation entraĂźne une transformation profonde et un besoin de rĂ©aliser d'importantes Ă©conomies pour faire face Ă  la concurrence et Ă©ponger des dettes. Mais France TĂ©lĂ©com est confrontĂ© Ă  un "paradoxe", soulignĂ© dans l'enquĂȘte des juges d'instruction "Il Ă©tait impossible de procĂ©der Ă  des licenciements pour motif Ă©conomique des fonctionnaires. C'est lĂ  l'une des clefs de comprĂ©hension des mĂ©thodes de management dĂ©clinĂ©es au sein de l'entreprise." En 2005, Didier Lombard, fraĂźchement nommĂ© PDG, lance le plan de rĂ©organisation NExT, pour "Nouvelle expĂ©rience des tĂ©lĂ©communications", et le plan ACT Anticipation et compĂ©tences pour la transformation, qui concerne directement les ressources humaines. En octobre 2006, devant 200 cadres de France TĂ©lĂ©com rĂ©unis Ă  Paris, Didier Lombard prĂ©cise sa stratĂ©gie. Il annonce, sur trois ans, la suppression de 22 000 postes sans licenciement sur les 110 000 que compte l'entreprise, la mutation de 14 000 salariĂ©s et l'embauche de 6 000 "nouveaux talents". Didier Lombard prĂ©vient "Ce sera un peu plus dirigiste que par le passĂ©". "Il faut qu'on sorte de la position 'mĂšre poule'", dĂ©clare-t-il encore. Ces 22 000 dĂ©parts "en 2007, je les ferai d'une façon ou d'une autre, par la fenĂȘtre ou par la porte", lĂąche Didier Lombard. Une phrase que les juges d'instruction qualifient de "funeste". Les plans NExT et ACT se traduisent, selon le dossier judiciaire, par une "politique d'entreprise visant Ă  dĂ©stabiliser les salariĂ©s et agents et Ă  crĂ©er un climat anxiogĂšne". En cause, des pratiques rĂ©pĂ©tĂ©es telles que des "incitations rĂ©pĂ©tĂ©es au dĂ©part", des mobilitĂ©s "forcĂ©es", des missions "dĂ©valorisantes", ou encore des "manƓuvres d'intimidation". Ces pratiques "ont entraĂźnĂ© ou accentuĂ©, chez nombre de salariĂ©s, une souffrance dont les manifestations ont pris des formes diverses, la plus dramatique Ă©tant le passage Ă  l'acte suicidaire". Comment ce plan s'est-il matĂ©rialisĂ© ? France TĂ©lĂ©com ouvre en 2005 sa propre "Ă©cole de management", en rĂ©gion parisienne, pour mettre en Ɠuvre son plan. Des milliers de cadres supĂ©rieurs sont formĂ©s Ă  de nouvelles mĂ©thodes destinĂ©es Ă  convaincre les salariĂ©s rĂ©ticents de prendre la porte. La "courbe du deuil" Ă©laborĂ©e par la psychiatre amĂ©ricaine Elisabeth KĂŒbler-Ross est dĂ©tournĂ©e pour "expliquer la rĂ©sistance des salariĂ©s au changement", raconte Le Monde article payant. "La mort, ici, c'est la perte d'emploi", souligne le quotidien. Suivent "le refus de comprendre, la rĂ©sistance, la dĂ©compression, la rĂ©signation et, pour finir, l'intĂ©gration du salariĂ©". A la sixiĂšme Ă©tape, le salariĂ© est censĂ© avoir acceptĂ© le changement. Des fiches sont distribuĂ©es aux cadres. L'une d'elle comporte un plan de la bataille d'Angleterre de 1940, qui vante la "prĂ©cision" des avions de chasse allemands, expliquent Les Inrocks. "Les formateurs expliquaient que nous Ă©tions en guerre", tĂ©moignent des employĂ©s de France TĂ©lĂ©com auprĂšs de l'hebdomadaire. "D'abord, on nous montrait l'Angleterre prise en tenailles par les nazis. Ensuite, on nous montrait Orange prise en tenailles par Free, par Bouygues et par Nokia
", expliquent ces tĂ©moins. Au cours de ces formations, on s'Ă©change des "astuces" pour faire partir les salariĂ©s fixer des objectifs irrĂ©alisables, retirer des chaises de bureau
 Ainsi des employĂ©s arrivent un matin sur leur lieu de travail pour dĂ©couvrir que leur service a dĂ©mĂ©nagĂ©. Certains se trouvent dans l'obligation de postuler Ă  nouveau Ă  leur propre emploi. D'autres sont rĂ©trogradĂ©s et placĂ©s sous les ordres d'un de leur subalterne. Les cadres sont contraints de changer de poste tous les trois ans. "Il fallait briser les gens pour les faire partir", rĂ©sume SĂ©bastien Crozier, prĂ©sident du syndicat CFE-CGC Orange, Ă  franceinfo. Pourquoi a-t-on parlĂ© de "vague de suicides" ? Pendant cette phase de rĂ©organisation Ă  marche forcĂ©e, certains salariĂ©s ont quittĂ© l'entreprise. Pour ceux qui restent, "les souffrance sociales sont gĂ©nĂ©ralisĂ©es", selon SĂ©bastien Crozier. L'affaire Ă©clate finalement aprĂšs les suicides de plusieurs dizaines de salariĂ©s. Selon les syndicats et la direction, il y a eu 35 suicides au cours des seules annĂ©es 2008 et 2009. Celui, en juillet 2009, d'un technicien marseillais, qui avait Ă©voquĂ© un "management par la terreur", donne un retentissement Ă©norme Ă  l'affaire. Les premiers articles paraissent dans la presse. Le 15 septembre 2009, le PDG, Didier Lombard, Ă©voque "une mode des suicides". Une expression qu'il regrettera le lendemain. Cet Ă©vĂ©nement tragique met au jour une longue sĂ©rie de drames humains. Parmi les victimes, Jean-Michel, 53 ans, se jette sous un train, le 2 juillet 2008, aprĂšs une conversation tĂ©lĂ©phonique avec une syndicaliste. Le 11 septembre 2009, StĂ©phanie, 32 ans, se dĂ©fenestre sur son lieu de travail. La veille, elle avait envoyĂ© un mail Ă  son pĂšre "Mon chef n'est bien sĂ»r pas prĂ©venu, mais je serai la 23e salariĂ©e Ă  me suicider. Je n'accepte pas la nouvelle rĂ©organisation du service ... Je prĂ©fĂšre encore mourir." Le 9 septembre 2009, Yonelle Dervin, technicien, qui vient d'apprendre sa mutation, se lĂšve au milieu d'une rĂ©union, prĂ©sente ses excuses Ă  ses collĂšgues, sort un couteau et se plante la lame dans le ventre. En termes purement statistiques, plusieurs mĂ©dias ont tentĂ© de dĂ©montrer que la "vague" Ă©tait surtout mĂ©diatique, comme Slate, qui y voyait une "exagĂ©ration". Mais Rue89 rappellait toutefois que "le taux de suicide n'est pas une statistique comme les autres". Ils ne sont pas toujours dĂ©clarĂ©s en tant que tel et il n'est pas toujours aisĂ© de les lier au travail. En outre, il n'existait pas, Ă  l'Ă©poque, de "dĂ©finition d'un taux national de suicides en lien avec le travail", soulignait LibĂ©ration. Et les chiffres seuls "n'expliquent pas grand-chose". Les tĂ©moignages livrĂ©s aux enquĂȘteurs et aux mĂ©dias montrent, en tout cas, une crise bien rĂ©elle. Y a-t-il eu des alertes ? Oui, Ă  plusieurs reprises, des cadres ont tentĂ© de signaler Ă  la direction du groupe l'Ă©tat inquiĂ©tant de certains salariĂ©s. Christian, ancien directeur rĂ©gional, interrogĂ© par Les Inrocks en 2010, se souvient avoir alertĂ© les ressources humaines dĂšs 2006. Ce qui lui aurait valu des menaces. "On fera tout pour que tu partes, sinon, on te dĂ©truira", lui aurait lancĂ© une membre de son Ă©quipe se disant "mandatĂ©e au plus haut niveau". En juillet 2007, des syndicats alertent Ă  leur tour "sur la mise en danger de la santĂ© des salariĂ©s au sein de France TĂ©lĂ©com", selon Le Monde. Ils rĂ©itĂšrent l'annĂ©e suivante, aprĂšs les suicides de plusieurs salariĂ©s. Des mĂ©decins du travail se mobilisent Ă©galement. L'un d'eux demande l'aide de psychologues et l'un de ses confrĂšres "s'Ă©tonne du grand nombre de salariĂ©s traitĂ©s par des anxiolytiques, des antidĂ©presseurs et/ou des somnifĂšres", rapporte encore Le Monde. Fin 2009, des mĂ©decins de l'Est de la France Ă©crivent Ă  la direction qu'un "climat de violence persiste Ă  ce jour 
 et a des effets dĂ©lĂ©tĂšres sur la santĂ© mentale et physique des salariĂ©s". "Les messages des syndicats, des mĂ©decins du travail, des chefs de service ont tous Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment ignorĂ©s", rĂ©sume Le Monde. La situation a-t-elle Ă©voluĂ© depuis 2009 ? La situation a perdurĂ© quelques annĂ©es. AgĂ©s de 53 ans, Dominique, puis Annie, se suicident par pendaison Ă  leur domicile, en 2010. Le 26 avril 2011, RĂ©my, 56 ans, s'immole par le feu, devant un site France TĂ©lĂ©com en Gironde, oĂč il avait eu une mission en 2008. L'enquĂȘte judiciaire se concentre sur les cas de 39 salariĂ©s mais, entre 2008 et 2011, l'Observatoire du stress et des mobilitĂ©s forcĂ©es créé par les syndicats CFE-CGC et Sud-PTT recense plus de soixante suicides et prĂšs de quarante tentatives. Ces donnĂ©es doivent cependant ĂȘtre prises avec prĂ©caution elles peuvent ĂȘtre incomplĂštes et il reste difficile de lier directement tous les suicides aux conditions de travail des salariĂ©s. InterrogĂ©s par franceinfo en 2018, plusieurs responsables syndicaux s'accordent sur la date de la fin de cette pĂ©riode de "catastrophe sociale" en fĂ©vrier 2011, quand Didier Lombard renonce Ă  ses fonctions de PDG. StĂ©phane Richard, dĂ©jĂ  directeur gĂ©nĂ©ral du groupe, le remplace Ă  la tĂȘte de France TĂ©lĂ©com et abandonne les plans NExT et ACT. Du jour au lendemain, les mobilitĂ©s forcĂ©es cessent. "La direction a lĂąchĂ© du lest, la pression est retombĂ©e et la parole a pu se libĂ©rer", tĂ©moigne une syndicaliste Sud Orange. >> HarcĂšlement moral et suicides chez France TĂ©lĂ©com le long travail d'Orange pour regagner la confiance de ses salariĂ©s Depuis, l'entreprise multiplie les efforts pour sortir de la crise et regagner la confiance de ses employĂ©s. Etude et veille sur le bien-ĂȘtre des salariĂ©s, mesures d'urgence, remise en question des mĂ©thodes de management... Une cellule de veille et de mĂ©diation a Ă©tĂ© mise en place et existe toujours aujourd'hui, pour les situations douloureuses. Les syndicats restent toutefois en alerte. "La pĂ©riode 2008-2009 reste Ă©videmment dans toutes les tĂȘtes", raconte CĂ©dric Carvalho, dĂ©lĂ©guĂ© syndical. Un constat partagĂ© par la direction d'Orange. "L'expĂ©rience a Ă©tĂ© traumatisante pour tout le monde", estime Jean-Bernard Orsoni, le porte-parole du groupe. Qui Ă©tait jugĂ© ? Sur le banc des accusĂ©s se trouvaient pour la premiĂšre fois une entreprise du CAC 40 poursuivie pour harcĂšlement moral. Didier Lombard Ă©tait aussi jugĂ©, ainsi que le directeur exĂ©cutif chargĂ© des ressources humaines de l'Ă©poque, Olivier Barberot, et l'ancien directeur gĂ©nĂ©ral adjoint, Louis-Pierre WenĂšs. Tous les trois ont dĂ» rĂ©pondre des chefs de "harcĂšlement moral". A leurs cĂŽtĂ©s, quatre cadres, Nathalie Boulanger-Depommier, ex-directrice des actions territoriales, Jacques Moulin, ancien directeur territorial de l'est de la France, Guy-Patrick Cherouvrier, ancien DRH France, et Brigitte Bravin-Dumont, ex-responsable du programme ACT, Ă©taient eux jugĂ©s pour "complicitĂ© de harcĂšlement moral". Quel a Ă©tĂ© le jugement ? France Telecom a Ă©tĂ© condamnĂ© vendredi pour "harcĂšlement moral", une premiĂšre pour une entreprise de cette envergure, de mĂȘme que son ancien PDG Didier Lombard dans l'affaire dĂ©clenchĂ©e par une vague de suicides de salariĂ©s il y a dix ans. Le tribunal correctionnel de Paris a condamnĂ© l'ancien dirigeant Ă  un an de prison dont huit mois avec sursis et 15 000 euros d'amende et le groupe, rebaptisĂ© Orange en 2013, Ă  75 000 euros d'amende. Il s'agit des peines maximales et elles sont conformes aux Didier Lombard a annoncĂ© qu'il faisait appel de sa condamnation, a annoncĂ© son avocat. L'ex-directeur des opĂ©rations de France Telecom Louis-Pierre Wenes, qui fut le bras droit de Didier Lombard, et le directeur des ressources humaines de l'Ă©poque, Olivier Barberot, ont Ă©copĂ© des mĂȘmes peines que Didier Lombard. Quatre autres anciens dirigeants ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©s coupables de complicitĂ© de harcĂšlement moral et condamnĂ©s Ă  quatre mois de prison avec sursis et euros d'amende. Syndicats et associations de victimes espĂ©raient un procĂšs "exemplaire" avant l'audience, mais difficile de faire avaler aux victimes et Ă  leurs proches la peine encourue un an de prison et 15 000 euros d'amende au maximum, selon la loi en vigueur au moment des faits, durcie depuis. Des peines "trĂšs faibles", a estimĂ© la procureure Brigitte PesquiĂ©.

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